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Bien-être

Chauffage : dès que vous dépassez 20 °C, chaque degré supplémentaire fait exploser la facture bien plus que vous ne l’imaginez

20 °C : le seuil à partir duquel chaque degré pèse lourd sur la facture

Lorsque les températures chutent, le réflexe est quasi automatique : on monte le thermostat d’un cran en se disant que l’impact sera négligeable. Pourtant, derrière ce geste anodin se cache une réalité bien plus coûteuse qu’on ne le suppose. Pendant des années, la règle des 19 °C a fait office de boussole, sans que personne ne sache vraiment ce que représente chaque degré supplémentaire en euros.

Aujourd’hui, les spécialistes et les agences de l’énergie s’accordent sur un nouveau repère : 20 °C. À cette température, la grande majorité des foyers trouvent un équilibre satisfaisant entre confort et maîtrise des dépenses. Mais c’est surtout la règle qui se cache derrière ce chiffre qui mérite toute l’attention.

La règle des 7 % : ce que chaque degré au-dessus de 20 °C vous coûte vraiment

L’Institut pour la diversification et l’économie d’énergie espagnol, l’IDAE, est très clair sur ce point : « chaque degré supplémentaire augmente la consommation d’énergie d’environ 7 % ». Cet organisme public précise également qu’« entre 19 et 21 degrés sont suffisants pour presque tout le monde, et avec 20 on maintient le bien-être dans un logement ».

Nick Barber, expert en gestion énergétique, apporte un éclairage complémentaire : selon lui, cette température a été définie comme « un compromis économique plutôt que comme un véritable optimum de confort ». Le calcul du surcoût est en réalité très simple : il suffit de multiplier votre facture de chauffage par 7 %, puis par le nombre de degrés au-dessus de 20 °C. Passer de 20 à 23 °C, c’est donc potentiellement 21 % de dépenses supplémentaires — une réalité que peu de gens anticipent.

Les températures idéales pièce par pièce pour contenir la hausse de 7 %

Le confort thermique ne se résume pas à un réglage unique pour toute la maison. Brad Roberson, spécialiste des systèmes de chauffage, souligne que « la sensation de confort thermique dépend de nombreux facteurs au-delà de la simple température ». L’IDAE recommande ainsi une gestion adaptée selon les pièces :

  • Pièces de vie : environ 20 °C.
  • Chambres : entre 16 et 18 °C, et de 15 à 17 °C durant la nuit.
  • Salle de bain : 22 °C au moment de la douche.
  • Couloirs et zones de passage : autour de 17 °C.
  • Cuisine : légèrement moins, grâce à la chaleur naturellement dégagée par les appareils.

Cette approche évite de chauffer l’ensemble du logement à plein régime lorsqu’on occupe une seule pièce le soir. Elle permet aussi de prévenir les problèmes de condensation et de moisissures liés à des températures trop basses, tout en réservant les degrés les plus « coûteux » aux espaces où l’on séjourne réellement.

Thermostat programmable, vannes thermostatiques et bons réflexes pour maîtriser ces 7 %

Pour appliquer ces réglages sans contrainte au quotidien, le thermostat programmable ou connecté reste la solution la plus efficace. L’IDAE explique qu’un système de régulation calé sur les horaires et les habitudes d’occupation du logement permet d’ajuster finement la température, plutôt que d’allumer et d’éteindre le chauffage sans logique cohérente.

Associé à des vannes thermostatiques installées sur les radiateurs, ce type d’équipement peut générer entre 8 et 15 % d’économies d’énergie par an, selon les estimations relayées par les organismes spécialisés dans l’énergie.

Au quotidien, quelques réflexes simples suffisent à amplifier ces gains :

  • Aérer complètement le logement une dizaine de minutes le matin, fenêtres grandes ouvertes, avant de relancer le chauffage.
  • Abaisser la température à environ 15 °C lorsque le logement reste inoccupé plusieurs heures.
  • Réduire de 4 à 5 degrés en cas d’absence prolongée.
  • Éteindre le chauffage la nuit dans les zones tempérées, en tirant parti de l’inertie thermique des murs et des volets fermés.

Avec des radiateurs correctement purgés, dégagés de tout obstacle, et des fenêtres bien isolées, ces ajustements autour de 20 °C permettent déjà de reprendre le contrôle sur ces fameux 7 % par degré — et de voir la différence sur la prochaine facture.