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Bois de chauffage à 7 € le stère : dépêchez-vous, les inscriptions en mairie se terminent bientôt

En bref

Certaines communes françaises proposent du bois de chauffage à partir de 7 euros le stère via l'affouage, un dispositif ancestral permettant aux habitants d'acheter du bois issu des forêts communales à tarif réduit.

Trois points à retenir

  1. L'affouage permet d'acheter du bois de chauffage entre 7 et 13 euros le stère selon les communes, avec des inscriptions limitées dans le temps (fin octobre dans plusieurs municipalités).
  2. Les bénéficiaires doivent souvent couper, débiter et transporter eux-mêmes le bois, qui nécessite un séchage prolongé avant utilisation.
  3. Le chèque énergie (48 à 277 euros selon les ressources) et les aides de la CAF peuvent également réduire le coût du bois de chauffage pour les ménages modestes.

La réponse en bref

Oui, mais uniquement dans les communes pratiquant l'affouage et sous conditions d'inscription avant fin octobre. Le bois nécessite un travail personnel de coupe et de séchage.

Chauffage au bois : une pratique ancienne qui fait économiser gros cet hiver

Le retour des températures hivernales pousse de nombreux propriétaires équipés d’un poêle ou d’une cheminée à constituer leurs stocks de bois. Pourtant, entre le prix des bûches, la livraison et les volumes nécessaires pour chauffer correctement un logement, la note peut vite s’alourdir de façon significative.

Il existe heureusement des alternatives peu connues du grand public. Certaines communes françaises permettent d’acheter du bois de chauffage à partir de 7 euros le stère, grâce à un dispositif ancestral appelé l’affouage. Pour ceux qui n’y ont pas accès, d’autres aides financières peuvent également alléger le budget chauffage durant la saison froide.

Bois de chauffage : ce dispositif proposé par certaines mairies permet de payer son stère bien moins cher

Acquérir son bois directement auprès de sa commune, à un tarif bien en dessous des prix du marché, c’est tout à fait possible grâce à l’affouage. Cette pratique remonte au Moyen Âge et permet aux municipalités possédant des forêts communales de réserver une partie du bois issu des coupes forestières à leurs habitants, en contrepartie d’une participation financière généralement très modeste.

Selon l’Office national des forêts (ONF), l’affouage reste particulièrement développé dans le nord-est de la France, où les forêts communales sont abondantes. Il est cependant important de bien comprendre le cadre de ce dispositif : il ne s’agit en aucun cas d’un droit autorisant la collecte libre de bois en forêt. Seules les parcelles et les coupes expressément désignées par la commune sont concernées.

Les tarifs pratiqués peuvent être particulièrement avantageux. Pour la campagne 2026-2027, la commune de Courtelevant, dans le Territoire de Belfort, affiche certaines essences à 7 euros le stère, et d’autres à 12 euros. À Arcey, dans le Doubs, le prix annoncé est de 8,50 euros, tandis qu’à Pagny-sur-Moselle, en Meurthe-et-Moselle, le tarif s’élève à 13 euros. Ces montants sont propres à chaque commune et ne correspondent pas à un barème national.

Les inscriptions sont limitées dans le temps. À Courtelevant, elles se clôturent le 23 octobre 2026, tandis qu’à Arcey et Pagny-sur-Moselle, les habitants disposent jusqu’au 30 octobre pour déposer leur demande.

Affouage communal : comment faire pour bénéficier de bois de chauffage à petit prix ?

Pour savoir si votre commune propose l’affouage, la première démarche consiste à contacter votre mairie ou à consulter son site officiel. Les critères d’attribution sont définis localement : certaines municipalités réservent le dispositif à leurs résidents permanents, exigent un justificatif de domicile ou limitent la quantité de bois accordée par foyer.

D’après l’ONF, les lots peuvent être distribués par tirage au sort, et les tarifs ainsi que les conditions d’exploitation sont fixés par le conseil municipal. Il est donc conseillé de se renseigner rapidement, car les campagnes d’inscription débutent parfois dès l’automne.

Avant de s’engager, il est également utile de vérifier dans quel état le bois sera remis. Dans certaines communes, les bénéficiaires doivent couper, débiter, fendre et transporter eux-mêmes les arbres ou branches qui leur sont attribués. Cela implique de posséder le matériel adapté, de respecter les consignes de sécurité et de disposer d’un espace de stockage approprié.

Un point supplémentaire à anticiper : le bois fraîchement coupé ne peut généralement pas être brûlé immédiatement. Il doit sécher suffisamment longtemps pour atteindre un taux d’humidité compatible avec un usage en chauffage. Un stère à prix très bas peut donc représenter une excellente affaire sur le long terme, mais pas nécessairement une solution opérationnelle pour chauffer son logement dès cet hiver.

Chèque énergie, CAF, aides locales : les autres solutions pour réduire le coût de son bois de chauffage

Si votre commune ne pratique pas l’affouage, il est possible de se tourner vers le chèque énergie, destiné aux ménages aux revenus modestes. En 2026, son montant varie entre 48 et 277 euros, selon les ressources et la composition du foyer. Cette aide peut notamment être utilisée pour régler une facture de bois de chauffage auprès d’un professionnel acceptant ce mode de paiement.

Les bénéficiaires automatiquement identifiés ont reçu leur chèque à partir d’avril 2026. Si vous pensez remplir les conditions sans l’avoir reçu, une demande reste possible jusqu’au 31 décembre 2026 sur le site officiel du chèque énergie. Mieux vaut ne pas attendre la fin de la saison froide pour vérifier ses droits.

D’autres dispositifs viennent compléter ce soutien financier. Certaines caisses d’allocations familiales (CAF) proposent, selon le département et les ressources du ménage, des prêts ou des aides dédiées à l’achat de combustible. Dans l’Oise, par exemple, la CAF prévoit un prêt sans intérêt pouvant atteindre 1 500 euros pour financer entre autres du bois ou des granulés, sous conditions.

Les foyers en difficulté peuvent également se rapprocher de leur centre communal d’action sociale (CCAS) ou des services sociaux du département pour s’informer sur les aides locales et le Fonds de solidarité pour le logement (FSL), dont les modalités diffèrent selon les territoires. Enfin, les propriétaires souhaitant remplacer un ancien poêle ou une cheminée peu performante peuvent s’intéresser aux dispositifs MaPrimeRénov’, aux certificats d’économies d’énergie (CEE) ou au Fonds Air Bois, lorsqu’ils sont disponibles. Ces aides financent l’équipement ou les travaux, et non l’achat des bûches, mais contribuent à réduire durablement la consommation de bois.