En bref
Chauffer uniformément toutes les pièces d'un logement peut augmenter la facture de chauffage jusqu'à 20 % par rapport à une régulation adaptée pièce par pièce selon l'usage réel.
Trois points à retenir
- Le chauffage représente 45 à 55 % des dépenses énergétiques d'un foyer en hiver selon Contigo Energía.
- Baisser la température de 1°C réduit la consommation de 7 % d'après CDC Habitat.
- Les températures recommandées varient de 19°C dans le salon à 16°C dans les chambres la nuit.
La réponse en bref
Oui, cette erreur coûte cher : selon l'article, régler correctement la température de chaque pièce peut réduire jusqu'à 20 % la dépense de chauffage sans avoir froid, en abaissant la température moyenne du logement de 1 à 2°C.
Pourquoi uniformiser le chauffage dans tout le logement est une mauvaise idée
Avez-vous déjà réfléchi à la raison pour laquelle votre couloir reçoit autant de chaleur que votre salon, ou pourquoi la chambre d’ami reste chauffée comme si elle était occupée chaque nuit ? En hiver, le chauffage représente souvent le premier poste de dépense énergétique, devant tous les autres usages combinés. Pourtant, dans de nombreux foyers, la même consigne de température est appliquée partout, sans tenir compte de l’usage réel de chaque pièce.
Des experts comme Contigo Energía, l’ADEME ou encore CDC Habitat s’accordent sur un point essentiel : adapter la température du chauffage pièce par pièce permet d’abaisser la température moyenne du logement tout en préservant le confort. Contigo Energía formule l’enjeu clairement : « régler correctement la température de chaque pièce peut réduire jusqu’à 20 % la dépense de chauffage sans avoir froid », un argument de poids dans un contexte hivernal de plus en plus coûteux.
Ce que représente vraiment le chauffage dans votre budget
Selon Contigo Energía, le chauffage absorbe entre 45 % et 55 % des dépenses énergétiques d’un foyer en hiver. Lorsque tout le logement est chauffé au même niveau, le salon — où l’on s’installe durablement — bénéficie du même traitement que les toilettes ou le couloir, des espaces où l’on ne fait que passer. Le résultat : des mètres carrés surchauffés inutilement, simplement par commodité de réglage.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. CDC Habitat le rappelle sans détour : « Si vous baissez de 1°C la température chez vous, vous diminuez votre consommation de 7 % ». Contigo Energía précise même que chaque degré supplémentaire peut faire grimper la consommation jusqu’à 8 %. En abaissant le chauffage dans les pièces peu fréquentées, la température moyenne du logement descend de 1 à 2°C, ce qui ouvre la voie à des économies pouvant atteindre 20 % sur la facture de chauffage.
Les températures idéales par pièce pour allier confort et économies
CDC Habitat recommande 19°C dans les pièces à vivre, là où l’on reste assis pendant de longues périodes, et environ 18°C pour la cuisine, naturellement réchauffée par les appareils électroménagers. Dans les chambres, la consigne peut descendre à 16°C la nuit, voire en journée si elles sont inoccupées. Pour un logement laissé vide plusieurs jours, maintenir une base de 14°C limite les déperditions thermiques sans tout couper.
- Salon, salle à manger : autour de 19°C.
- Cuisine : environ 18°C.
- Chambres : 16 à 17°C, particulièrement la nuit.
- Salle de bain : 22°C uniquement pendant son utilisation, plus bas le reste du temps.
- Caves, débarras, pièces de stockage : pas de chauffage ou un simple hors-gel.
Les couloirs et entrées tolèrent bien des températures comprises entre 15 et 17°C, puisqu’on n’y séjourne que brièvement. Pour maintenir une sensation de confort à 19°C, l’Agence Parisienne du Climat insiste sur le rôle de l’humidité et de la qualité de l’air intérieur : aérer au moins 10 minutes par jour, ne pas obstruer les grilles de ventilation, et fermer volets et stores le soir pour renforcer l’isolation thermique.
Comment régler facilement chaque pièce et profiter des 20 % d’économie
Dans un logement équipé de radiateurs à eau, les robinets ou têtes thermostatiques offrent déjà une gestion pièce par pièce très accessible : position 3 ou 4 pour le salon, réglage plus bas dans les chambres et les zones de passage. Un thermostat programmable ou connecté vient compléter ce dispositif en ajustant automatiquement la température selon les horaires de présence, les nuits ou les absences prolongées. Cette régulation fine devrait d’ailleurs être généralisée d’ici 2027 selon Service-Public.fr.
Concrètement, la plupart des foyers peuvent s’en charger en une vingtaine de minutes : repérer les pièces où l’on passe le plus de temps, définir une consigne confortable, puis réduire d’un ou deux degrés les chambres, couloirs, entrées et espaces peu utilisés. Pendant une semaine, il suffit d’observer ses sensations et d’ajuster si nécessaire. CDC Habitat rappelle également quelques gestes essentiels : dépoussiérer régulièrement les radiateurs, éviter de les masquer derrière des meubles, et programmer une aération courte mais quotidienne.


