Le parquet flottant classique, bientôt dépassé ?
Dans d’innombrables appartements, le parquet flottant à lames droites s’est imposé comme une évidence. Facile à installer, peu contraignant à entretenir, décliné en gris et en tons bois discrets, il a envahi les catalogues de rénovation. Pourtant, les architectes d’intérieur commencent à alerter sérieusement leur clientèle : ce revêtement star a désormais une date de péremption bien définie.
Plusieurs références spécialisées, dont Archiproducts, ainsi que la presse déco française, situent ce tournant en 2027. Elles annoncent l’émergence d’un revêtement directement inspiré des appartements haussmanniens, tout en conservant une praticité quotidienne réelle. Un sol jugé nettement plus élégant, plus confortable et plus fonctionnel que le flottant traditionnel.
Pourquoi le parquet flottant fatigue les décorateurs en 2027
Selon Qualitel, le terme parquet flottant désigne avant tout une méthode de pose sans collage, applicable aussi bien au stratifié qu’au parquet contrecollé. Son succès repose sur une logique simple : il s’installe par-dessus l’ancien sol, génère peu de poussière et se nettoie rapidement. Mais cette surface uniforme de grandes lames parallèles commence sérieusement à lasser les professionnels, notamment dans ses déclinaisons aux finitions très froides.
Le Journal de la Maison résume ce ras-le-bol en affirmant que «les architectes d’intérieur et décorateurs sont unanimes : les planchers flottants appartiennent au passé». Le site espagnol OKDIARIO abonde dans le même sens et relaie la tendance identifiée par Archiproducts : le motif en diagonale fait son grand retour pour redonner du rythme visuel, sans nécessiter un changement radical de matériau.
Stratifié en chevrons, bâtons rompus ou point de Hongrie : le trio gagnant
Le véritable successeur annoncé, c’est le stratifié en chevrons, décliné en trois grands motifs distinctifs. Les bâtons rompus — aussi appelés pose «en espiga» — à 90° forment un Z régulier au rendu très graphique. Le point de Hongrie, détaillé notamment par POINT.P, coupe les lames à 45° ou 60° pour créer un V parfaitement aligné. Dans les deux configurations, on conserve une pose flottante pratique, agrémentée d’un décor bois imprimé soigné.
OKDIARIO insiste sur l’effet visuel produit par ces diagonales : elles brisent la monotonie et allongent optiquement les pièces, particulièrement les petits salons ou les couloirs étroits. Archiproducts et les titres français s’accordent sur la palette tendance 2027 : les tons miel, sable et beige prennent le dessus, tandis que les gris froids reculent nettement. Les décorateurs privilégient également des lames relativement étroites, afin de multiplier les lignes et de renforcer le dessin d’ensemble du sol.
- Éviter les stratifiés gris très froids si l’on recherche de la chaleur visuelle dans une pièce.
- Ne pas opter pour des lames trop larges dans les espaces de petite superficie.
- Soigner impeccablement le calepinage, car le moindre décalage se remarque immédiatement à distance.
Un sol plus élégant, confortable et pratique : comment bien choisir pour 2027
Sur le plan du confort, Qualitel rappelle qu’un bon stratifié doit atteindre une densité proche de 800 kg/m³ et afficher une épaisseur d’au moins 7 mm pour garantir une marche agréable. En appartement, une sous-couche acoustique reste indispensable afin d’approcher les 58 dB environ prévus par la réglementation acoustique entre logements — ou les 55 dB requis pour le label NF Habitat. Même posé en chevrons, le stratifié demeure parfaitement compatible avec ces exigences, sous réserve de respecter ces repères techniques.
Les experts cités par OKDIARIO préviennent toutefois que la pose décorative réclame une précision accrue : l’alignement des pointes et la régularité des joints doivent être irréprochables, au risque de voir les défauts apparaître clairement à distance. Des fabricants comme Quick-Step misent sur des systèmes de clic de type Uniclic ou Unizip et proposent des stratifiés en chevrons résistants à l’eau pendant 72 heures, ce qui les rend intéressants pour une cuisine par exemple.
Côté budget, Maison & Travaux évoque un remplacement standard autour de 45 à 95 €/m², tandis que la pose en point de Hongrie grimpe plutôt entre 80 et 150 €/m², et les bâtons rompus entre 75 et 140 €/m², main-d’œuvre comprise.


