En bref
Maintenir le chauffage à 20 °C permet de maîtriser la facture énergétique, car chaque degré supplémentaire augmente la consommation d'environ 7 % selon l'IDAE espagnol.
Trois points à retenir
- Chaque degré au-dessus de 20 °C augmente la consommation d'énergie d'environ 7 %, selon l'Institut pour la diversification et l'économie d'énergie espagnol.
- Les températures recommandées varient selon les pièces : 20 °C dans les pièces de vie, 16-18 °C dans les chambres, 22 °C dans la salle de bain lors de la douche.
- Un thermostat programmable associé à des vannes thermostatiques peut générer entre 8 et 15 % d'économies d'énergie annuelles.
La réponse en bref
Dépasser 20 °C augmente la facture de 7 % par degré supplémentaire. Ce seuil représente le meilleur compromis entre confort thermique et maîtrise des dépenses pour la majorité des foyers.
20 °C, le seuil à partir duquel chaque degré supplémentaire pèse 7 % sur la facture
Dès que les températures chutent, le réflexe est quasi automatique : on monte le thermostat d’un cran en se disant que ça ne changera pas grand-chose. Pourtant, derrière ce geste anodin se cache une réalité bien chiffrée. Pendant des années, la règle des 19 °C a servi de boussole, sans que l’on comprenne vraiment ce que coûte chaque degré de chauffage supplémentaire.
Aujourd’hui, les agences de l’énergie et les spécialistes s’entendent sur un nouveau point d’équilibre : 20 °C. Ce chiffre représente, pour la majorité des foyers, le meilleur compromis entre confort thermique et maîtrise des dépenses. Et derrière lui se cache une règle simple mais redoutablement précise.
L’Institut pour la diversification et l’économie d’énergie espagnol (IDAE) l’énonce clairement : « chaque degré supplémentaire augmente la consommation d’énergie d’environ 7 % ». Cet organisme public précise également que « entre 19 et 21 degrés sont suffisants pour presque tout le monde, et avec 20 on maintient le bien-être dans un logement ». Au-delà de ce seuil, la facture s’emballe rapidement.
Nick Barber, expert en gestion énergétique, apporte un éclairage complémentaire : selon lui, « cette température a été définie comme un compromis économique plutôt que comme un véritable optimum de confort ». Le calcul du surcoût est pourtant d’une simplicité redoutable — il suffit de multiplier sa facture de chauffage par 7 %, puis par le nombre de degrés au-dessus de 20 °C. De quoi faire réfléchir avant de pousser le thermostat jusqu’à 22 ou 23 °C dans le salon.
Les températures idéales pièce par pièce pour contenir ces fameux 7 %
Le confort thermique ne se résume pas à un seul chiffre valable partout dans le logement. Brad Roberson, spécialiste des systèmes de chauffage, le rappelle : « la sensation de confort thermique dépend de nombreux facteurs au-delà de la simple température ». L’IDAE et d’autres experts préconisent une gestion différenciée selon les pièces, avec des repères précis :
- Pièces de vie : environ 20 °C.
- Chambres : entre 16 et 18 °C, et de 15 à 17 °C la nuit.
- Salle de bain : 22 °C au moment de la douche.
- Couloirs et zones de passage : autour de 17 °C.
- Cuisine : légèrement en dessous, la chaleur des appareils compensant naturellement.
Cette approche évite de chauffer l’ensemble du logement à pleine puissance alors qu’on ne fréquente qu’une seule pièce en soirée. Elle réduit également les risques de condensation et de moisissures, phénomènes courants dans les habitations maintenues à une température trop basse, tout en concentrant les degrés « coûteux » là où l’on en tire vraiment profit.
Thermostat connecté, programmation et bons réflexes pour maîtriser ces 7 % par degré
Pour mettre en pratique ces recommandations sans devoir y penser constamment, le thermostat programmable ou connecté reste l’outil le plus efficace. L’IDAE souligne qu’un système de régulation calé sur les horaires et les habitudes d’occupation du logement permet d’ajuster finement la température, plutôt que de multiplier les allumages et extinctions intempestifs. Associé à des vannes thermostatiques sur les radiateurs, ce type d’équipement peut générer entre 8 et 15 % d’économies d’énergie annuelles, selon les estimations des organismes spécialisés.
Au quotidien, la routine se structure facilement : une aération complète d’une dizaine de minutes le matin, fenêtres grand ouvertes, suivie de la remise en chauffe ; une descente à environ 15 °C lorsque le logement reste inoccupé quelques heures ; une réduction de 4 à 5 degrés en cas d’absence prolongée ; et l’extinction du chauffage la nuit dans les régions tempérées, en tirant parti de l’inertie thermique des murs et des volets bien fermés. Avec des radiateurs correctement purgés, dégagés de tout obstacle, et des fenêtres bien isolées, ces ajustements autour de 20 °C suffisent à reprendre le contrôle sur ces fameux 7 % par degré supplémentaire.


