En bref
Dès le 2 novembre 2026, les propriétaires, locataires ou usufruitiers de résidences secondaires pourront consulter leur avis de taxe d'habitation, calculée selon la valeur locative cadastrale et les taux votés par les collectivités locales.
Trois points à retenir
- La taxe d'habitation subsiste pour les résidences secondaires malgré sa suppression sur les résidences principales depuis 2023.
- Les avis seront accessibles dès le 2 novembre pour les non-mensualisés et le 16 novembre pour les mensualisés, avec paiement avant le 15 décembre.
- Le montant repose sur la valeur locative cadastrale multipliée par les taux locaux, sans abattement, et peut être majoré de 5 à 60 % en zone tendue.
La réponse en bref
Vous êtes concerné si vous disposez d'une résidence secondaire (pied-à-terre, maison de vacances, logement meublé à usage personnel) au 1er janvier 2026, que vous soyez propriétaire, locataire ou usufruitier. Les propriétaires d'une seule résidence principale ne sont pas concernés.
Qui est concerné par cet impôt en 2026 ?
La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales a conduit de nombreux Français à oublier qu’un impôt local similaire existe toujours. Pourtant, si vous disposez d’un pied-à-terre ou d’une maison de vacances, cette taxe vous concerne encore pleinement. Le moment de consulter votre avis approche, et il vaut mieux ne pas être pris au dépourvu.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2023, la taxe d’habitation a été supprimée pour toutes les résidences principales. Mais elle continue de s’appliquer aux résidences secondaires, comme le précise le ministère de l’Économie. Appartement occupé ponctuellement, logement meublé conservé pour un usage personnel ou maison de villégiature : autant de situations qui vous rendent redevable.
Ce que beaucoup ignorent, c’est que les propriétaires ne sont pas les seuls visés. Selon Service Public, un locataire ou un usufruitier — c’est-à-dire une personne ayant le droit d’occuper ou de louer un bien sans en être pleinement propriétaire — peut également être assujetti à cette taxe dès lors qu’il dispose du logement à titre de résidence secondaire.
L’administration fiscale se base sur votre situation au 1ᵉʳ janvier 2026. Si le logement était à votre disposition à cette date, vous pouvez être redevable de cet impôt, même si vous n’y avez séjourné que quelques semaines dans l’année. À noter également : ne pas payer d’impôt sur le revenu ne vous exonère pas automatiquement de cette taxe.
Impôt sur les résidences secondaires : à quelle date consulter votre avis ?
Le calendrier varie selon votre mode de paiement. Toujours d’après Service Public, les avis de taxe d’habitation sur les résidences secondaires seront accessibles à partir du 2 novembre 2026 pour les contribuables qui ne sont pas mensualisés. Ceux ayant opté pour la mensualisation devront, eux, patienter jusqu’au 16 novembre.
Le règlement devra intervenir avant le 15 décembre 2026, sauf en cas de prélèvement automatique à l’échéance, qui lui est fixé au 28 décembre. Mieux vaut donc anticiper cette dépense dès réception de votre avis.
Pour accéder à votre document, connectez-vous directement sur impots.gouv.fr, dans votre espace particulier, à la rubrique « Documents ». Si vous avez opté pour la dématérialisation, votre avis sera consultable en ligne sans attendre le courrier. Les avis papier seront quant à eux expédiés entre le 5 et le 16 novembre pour les non-mensualisés, puis entre le 19 et le 26 novembre pour les mensualisés.
Comment est calculé le montant de la taxe ?
Le montant réclamé repose principalement sur la valeur locative cadastrale du logement et de ses dépendances, soit une estimation de leur loyer annuel théorique. Comme l’explique le ministère de l’Économie, cette base est ensuite multipliée par les taux votés par les collectivités locales. Le montant final varie donc selon la commune et les caractéristiques du bien.
Contrairement à l’ancienne taxe sur les résidences principales, aucun abattement n’est prévu pour les résidences secondaires. La facture peut même s’avérer plus lourde dans certaines zones.
Dans les communes situées en zone tendue, les municipalités ont la possibilité d’augmenter la part communale de 5 à 60 %, ce qui peut significativement alourdir la note. Si votre avis vous semble erroné, il est possible d’envoyer une réclamation via la messagerie sécurisée de votre espace personnel. Pensez à vérifier l’ensemble des informations relatives à votre logement avant de contester le montant.
En résumé : si vous possédez une résidence secondaire, consultez votre espace fiscal dès le 2 novembre pour connaître le montant dû et la date limite de paiement. Si votre résidence principale est votre seul logement, vous n’êtes pas concerné.


