En bref
Kaitlyn Ballard, 27 ans, ancienne institutrice au Texas, a quitté l'enseignement pour devenir promeneuse de chiens via Rover et génère jusqu'à 6 763 dollars par mois en travaillant 15 à 20 heures par semaine.
Trois points à retenir
- Elle a accumulé 35 807 dollars en parallèle de l'enseignement avant de se consacrer entièrement à la promenade de chiens
- Rover prélève environ 20 % de commission et les montants annoncés sont bruts, avant déduction des charges et frais
- Elle travaille avec 29 clients dont 8 réservent ses services chaque semaine à Cape Cod
La réponse en bref
Oui, selon l'expérience de Kaitlyn Ballard, mais ces montants représentent la facturation brute avant déduction de la commission Rover (20 %), de l'assurance, des frais de déplacement et des charges fiscales. Ses résultats dépendent de sa clientèle, de ses tarifs, de la demande locale et ne constituent pas une garantie universelle.
Quand une enseignante du Texas tourne la page pour tenir une laisse
Abandonner une carrière dans l’éducation pour promener des chiens dans la rue ressemble à une idée farfelue. Pourtant, pour Kaitlyn Ballard, 27 ans, ce choix radical est aujourd’hui une réalité bien documentée. Cette Américaine, ancienne institutrice de CM2 au Texas, a définitivement tourné le dos à l’enseignement pour embrasser un métier aussi inattendu que lucratif : promeneuse de chiens.
Son entourage a eu du mal à y croire. Mais les chiffres sont là pour valider sa décision. En avril dernier, Kaitlyn Ballard a généré pas moins de 6 763 dollars en un seul mois en promenant et gardant des animaux via la plateforme Rover, soit l’équivalent de plus de 6 000 €. Derrière cette performance se cache une méthode rigoureuse, construite étape par étape.
De la salle de classe aux promenades de chiens : le virage de Kaitlyn Ballard
Kaitlyn Ballard totalisait déjà cinq années d’enseignement en cinquième année scolaire au Texas avant de basculer. Ses journées commençaient dès 4 h 30, entre séance de sport matinale et longues heures passées à l’école, bien au-delà de la sonnerie de fin de cours. Elle aimait transmettre des savoirs, mais la question de la soutenabilité sur le long terme et de sa liberté de vie la taraudait de plus en plus.
Pour explorer une alternative sans sacrifier sa stabilité financière, elle s’est inscrite sur Rover, une plateforme mettant en relation propriétaires d’animaux et gardiens. Ses premiers tarifs : 20 dollars la promenade et 60 dollars la nuit pour garder les animaux, chez elle ou à domicile. Menée en parallèle de l’enseignement, cette activité lui a permis d’accumuler 35 807 dollars, soit environ 33 000 €, avant même qu’elle ne quitte définitivement l’éducation nationale.
Comment Kaitlyn Ballard est devenue promeneuse de chiens à temps plein via Rover
Le tournant décisif survient en 2025, à l’occasion d’un déménagement à Cape Cod, dans le Massachusetts, imposé par la mutation professionnelle de son mari. Sans poste d’enseignante disponible, Kaitlyn Ballard décide de miser entièrement sur Rover. Elle suit alors une formation aux premiers secours pour animaux, souscrit une assurance professionnelle et restructure en profondeur son profil sur la plateforme.
Elle analyse également les tarifs pratiqués par ses concurrents pour ajuster les siens, fidélise une clientèle récurrente et diversifie ses offres de garde. À Cape Cod, elle travaille aujourd’hui avec 29 clients, dont 8 réservent ses services chaque semaine. Cette base solide lui permet de limiter son activité à 15 à 20 heures par semaine, tout en générant entre 4 000 et 4 500 dollars par mois, soit environ 3 800 à 4 000 €. Son record en avril a atteint 6 763 dollars, dépassant les 6 200 €.
Peut-on vraiment gagner 6 000 € par mois en promenant des chiens ?
Kaitlyn Ballard tient à préciser, dans ses différentes prises de parole, que ces montants représentent la facturation brute, et non le bénéfice net. Sur Rover, les gardiens opèrent en tant que prestataires indépendants. La plateforme prélève environ 20 % de commission sur chaque réservation aux États-Unis, le solde revenant au pet-sitter. Il faut encore déduire l’assurance professionnelle, les frais de déplacement, les charges fiscales et diverses dépenses liées à l’activité.
Le quotidien est loin d’une simple balade avec des chiots mignons. Kaitlyn Ballard insiste sur la nécessité de maîtriser le comportement canin et d’être capable de gérer une fugue, une bagarre entre animaux ou une urgence médicale. Elle a également transformé son expérience en source de revenus complémentaires, en proposant des cours, des accompagnements et des outils numériques à ceux qui souhaitent se lancer. Ses résultats restent intimement liés à sa clientèle, à ses tarifs, à la demande locale et à ses charges — et ne constituent en aucun cas une garantie universelle.


